Interview de Michel Mercier à Europe 1
Lu Vu Entendu
Michel Mercier, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés
Institution judiciaire
« Il y a quelques jours, le président de la République, à Réau, a dit que les magistrats faisaient un travail remarquable, dans des conditions extrêmement difficiles. Et je considère, depuis que j’ai été nommé à ce poste, que je dois faire en sorte que les conditions soient les moins difficiles possibles. (…)
Je respecte l’institution judiciaire, je l’aide à se construire une identité, c’est l’indépendance des juges et la responsabilité des magistrats. Mon rôle, c’est de l’aider à se renforcer. (…)
Respecter l’institution, l’ancrer, pour qu’elle puisse trouver elle-même ses règles, et que les nouveaux pouvoirs, que le président de la République, en réformant la Constitution, a donné au Conseil Supérieur de la Magistrature, et au Premier président de Cour d’appel, soient mis en œuvre ».
Centres pénitentiaires
« Ce n’est pas la prison qui peut régler tous les problèmes, mais ça peut aider, et le temps de prison est un temps de reconstruction des individus. 80 000 places de prison, c’est moins que dans la plupart des pays européens. Mais, le carcéral, ce n’est pas toute la répression. Il y a aujourd’hui 175 000 personnes qui sont suivies par des conseillers d’insertion, de probation, en dehors du système carcéral ».
Rôle du garde des Sceaux
« Je considère que mon rôle c’est d’aider l’institution judiciaire à se renforcer, et notamment on ne faisant pas des déclarations tonitruantes, en n’allant pas toutes les 2 minutes sur les chaînes de radio ou de télévision pour parler.
[Quand une procédure est lancée] si le Garde des Sceaux ne respecte pas lui-même les procédures, qui les respectera en France ? ».
Europe 1
Vendredi 16 septembre 2011